La psychologie positive

Mis à jour : mai 23



"Le plaisir se ramasse, la joie se cueille, et le bonheur se cultive."

Bouddha.

Il est de plus en plus courant d’entendre parler dans les médias de "psychologie positive" sans trop savoir à quoi cela se réfère. Contrairement à ce qui a souvent été dit et écrit, la psychologie positive ne consiste pas à « positiver » en essayant de voir les calamités et autres souffrances humaines sous un jour agréable. Il s'agit encore moins de la « pensée positive », laquelle suggère une attitude positive dans toutes les situations là où la psychologie positive considère que certaines circonstances nécessitent d’être regardées avec réalisme ou négativité. Si vous êtes le commandant de bord d’un Airbus A330 dont le réacteur droit vient de lâcher, la pensée positive ne vous apportera pas une aide décisive.


La psychologie positive, discipline fondée en 1998, n’est pas assimilable à la pensée positive parce, contrairement à cette dernière, elle utilise la même rigueur scientifique et la même méthodologie que les études menées dans les autres champs de la psychologie.

La définition la plus pertinente de la psychologie positive date de 2005, nous la devons à Shelly Gable et Jonathan Haidt: « La psychologie positive est l'étude des conditions et des processus qui contribuent à l'épanouissement ou au fonctionnement optimal des personnes, des groupes et des institutions ».

Cette discipline a été formalisée par deux chercheurs américains, le Dr Martin Seligman (de l’Université de Pennsylvanie) et le Dr Christopher Peterson (de l’Université du Michigan). Ils sont partis d'un constat simple : 95% des études scientifiques en psychologie traditionnelle se focalisent sur ce qui dysfonctionne chez un être humain et sur les manières d'aider les personnes qui ont des troubles psychiques. Ils sont allés à contre-courant de cette tendance, en cherchant à savoir ce qui va bien chez la personne et pourquoi plutôt que de chercher à savoir ce qui ne va pas.


Dans un modèle devenu un classique de la psychologie positive, Peterson et Seligman ont identifié 24 « forces de caractère », largement reconnues et valorisées, de façon constante, à travers l'Histoire et les différentes cultures de l’humanité.



L'idée est d'identifier, parmi ces 24 forces et vertus universelles, les cinq forces ou vertus qui nous définissent le plus (nos forces-signatures) et de les mettre consciemment, et consciencieusement, en œuvre dans notre vie. Il a été démontré que cette mise en œuvre volontaire de ce qui est positif en nous augmente de façon très significative le sentiment de bonheur et d'accomplissement.


La psychologie positive véhicule un message vraiment puissant qui dit que quelles que soient les circonstances de nos vies, la perception du bonheur par un individu n'est pas accidentelle. Elle peut s'apprendre et le but de la psychologie positive est de nous montrer comment. Dans ces conditions, il n’est pas étonnant qu’en France, un nombre croissant de chercheurs et de cliniciens s'intéresse à cette discipline.

Karim Karboul

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